14/09/2007

De quel bord est la mode?

Classe et mode à la fois, une star du bobo-chic, une des jumelles Olsen


A tous ceux qui s'interrogent sur la mode, à sa laideur toujours plus ostensible, je me propose de donner une explication banale, mais éprouvée. La mode est dangereuse. Illustrons cette thèse par le portrait d'une lectrice anonyme du magazine Elle, c'est-à-dire le produit (virtuel ou réel) de la lecture de ce genre de magazines. Il s'agit d'un portrait fictif d'une personnalité virtuelle mais dont l'idéologie est réelle. Je m'engage donc, à peindre par petites gouttes sa beauté intérieure rebelle, puis extérieure, telle une chrysalide devenue papillon de nuit.


Je ne m'attarderai pas à brosser son portrait physique : savoir qu'elle pense ressembler à Charlotte Gainsbourg mâtinée de son père en plus propre, c'est assez. Portrait moral? Elle vient de s'acheter la dernière chaussette Vuitton, et des ballerines Marc Jacobs. Elle a aussi succombé au sac Charlotte de Darel, sac au nom de Charlotte Gainsbourg, si belle, si nature. Bien sûr, elle lit la Bible Elle (Dieu est une femme, c'est prouvé dans Dogma). Elle vélibe à présent dans les rues de Paris, attachant son sac de luxe à son guidon, et non pas sur son panier, parce qu'elle n'est pas de l'"amicale des cathos de la Baule", faut pas pousser non plus! Vous avez compris, Elle et elle roulent à gôche. "L'avis top tendance c'est de voir dans le Vélib' l'avenir de la gauche", écrivent les intellectuelles de Elle.

L'amie de Bertrand Delanoë pédale avec son Vélib' sans qu'on sache jamais où elle va . Aujourd'hui, elle accepte de nous livrer son secret: elle se rend à une petite librairie dans le Marais; afin d'acheter le dernier opus d'Olivier Adam, A l'abri de rien. C'est un roman engagé: "ça ne se voit pas tout de suite que c'est un roman engagé. Son style neutre, pudique aux allures de documentaire, en fait un chef-d'œuvre absolu", lui dit le libraire... Pas besoin de vérifier si c'est bien écrit, ils en ont parlé sur Canal, bref que du bonheur subversif à lire pendant que son copain sera au match de rugby.



Vous voyez que cette même star en plus d'être belle et chic, est engagée. C'est écrit derrière elle, au cas où elle l'aurait oublié


A la question niaise qu'on lui pose parfois, " Comment que ça se fait que t'es à gôche, toi qui es si bien sapée?", elle répond avec conviction et modestie qu'un événement sans précédent a changé la face de la France et des françaises. Ségo a modifié la face des institutions en permettant à toutes les femmes, mêmes celles de la Cellule du Parti, de s'identifier à elle par la voie du "vêtement à la mode". Ainsi, les fashionistas contribueront, modestes militantes, à renverser la tendance à babord toute. Et les femmes élégantes ne seront plus des "salopes" ("salaud" étant employé par feu J.-P. Sartre pour désigner toute personne de droite). L'inversion des valeurs participant du progressisme infini évolue en ce sens; les billets doivent changer de banque, donc de bord.


Adulée des bobos fashion en herbe, l'actrice K. Dunst déteste Bush et pense que la vie serait meilleure si tout le monde fumait du shit



Etre bobo-chic découle du fait d'être riche (c'est un signe extérieur de richesse donc aussi, un snobisme).
Se faire faire son suaire chez Dior, ainsi que Boris Vian le préconisait, quelle classe tout de même ! C'est la marque d'une ultime et ô combien courageuse dérision face à la mort et inversement, c'est l'indice d'un matérialisme éblouissant et conquérant. Une personne pauvre ne porte pas de veste griffée ni des paires de chaussettes à 150 euros la paire. Etre bobo-chic avec inventivité consiste à piocher parmi les genres des loosers faussement pauvres, le look du rocker drogué par exemple. C'est piocher également dans tous les styles pour se donner un genre éclectique, rattaché à aucun milieu social en soi déterminant donc contraignant. Une veste blanche made in Ibiza, un slim moulant de chez Gap, babies à talon aiguilles vintage, bonnet péruvien Yves-Saint Laurent, marcel Petit Bateau et pochette Vuitton, composent la garde-robe de la bobo modèle. Cela donne l'allure faussement pauvre par sa laideur provocatrice, mais classe par la cherté de ses pièces. Rouler écolo et manger bio, c'est nature mais ça coûte cher. Quand c'est faux c'est plus beau ! Mais elle n'est pas bête, la guêpe, elle refuse d'être nivelée par le bas.

La lectrice de Elle aime à se rappeler cette anecdote d'Ophélie Winter, arrivant en dodoche à une soirée R'n'b, devant des racailles déconfites et marries, car celles-ci s'attendaient à la voir débarquer dans une
rutilante BMW. Shame on you ! La lectrice de Elle ne fera jamais cette erreur! L'arme fatale, n'est-ce pas la classe, concept plus féminin et prosélyte que le chant de l'Internationale ou la tonsure à zéro. La classe c'est plus en rapport avec le Sentiment à l'honneur par la féminité retrouvée des élites. Le tip'top' est de montrer qu'on est à gauche avec ses sapes. mais l'est-on vraiment? Tout le mystère, toute l'aura de la bobo-attitude est là. Quel bonheur si toutes les électrices pouvaient ressembler à leur élue ou à leur bobo star favorite, elles gagneraient en pouvoir d'achat, en émotion! Le Sentiment oscille sans cesse ni heurt entre la mode extensive et les valeurs morales intersidérales de José Bové. La mode avance comme le progrès: plus c'est laid, plus c'est à gauche. La subversion visuelle propre à cette mode se double d'une conviction sans précédent : être engagé, c'est possible, en portant des vêtements ignobles et chers. Pis: être engagé est devenu tellement à la mode que c'est devenu obligatoire.

Nous terminerons notre portrait de la liseuse de Elle par les paroles d'une chanson, à propos d'une altermondialiste bobo, signée par le génial, et regretté Philippe Muray.



Tombeau pour une touriste innocente
P. Muray, in "Minimum Respect"

Philippe Muray, auteur peu engagé

Rien n'est jamais plus beau qu'une touriste blonde
Qu'interviouwent des télés niponnes ou bavaroises
Juste avant que sa tête dans la jungle ne tombe
Sous la hache d'un pirate aux manières très courtoises.

Elle était bête et triste et crédule et confiante
Elle n'avait du monde qu'une vision rassurante
Elle se figurait que dans toutes les régions
Règne le sacro-saint principe de précaution

[...]

Elle avait découvert le marketing éthique
La joie de proposer des cadeaux atypiques
Fabriqués dans les règles de l'art humanitaire
Et selon les valeurs les plus égalitaires

[...]

Sans vouloire devenir une vraie théoricienne
Ellse savait maintenant qu'on peut acheter plus juste
Et que l'on doit avoir une approche citoyenne
De tout ce qui se vend et surtout se déguste

[...]

Dans le métro souvent elle lisait Coelho
Ou bien encore Pennac et puis Christine Angot
Elle les trouvait violents étranges et dérangeants
Brutalement provoquants simplement émouvants

[...]

Elle se voyait déjà mère d'élèves impliqués
Dans tous les coollectifs éducatifs possibles
Et harcelant les maîtres les plus irréductibles
Conservateurs pourris salement encroûtés

[...]

Elle disait qu'il fallait réinventer la vie
Que c'était le devoir du siècle commençant
Après toutes ces horreurs du siècle finissant
Là-dedans elle s'était déjà bien investie

[...]

Faute de posséder quelque part un lopin
Elle s'était sur le Web fait son cybergarden
Rempli de fleurs sauvages embaumé de pollen
Elle était cyberconne et elle votait Jospin

[...]

L'agence Operator de l'avenue du Maine
Proposait des circuits vraiment époustouflants
Elle en avait relevé près d'une quarantaine
Qui lui apparaissaient plus que galvanisants

[...]

Elle est morte un matin sur l'île de Tralâlâ
Des mains d'un isIamiste anciennement franciscain
Prétendu insurgé et supposé mutin
Qui la viola deux fois puis la décapita

C'était une touriste qui se voulait rebelle
Lui était terroriste et se rêvait touriste
Et tous les deux étaient des altermondialistes
Leurs différences mêmes n'étaient que virtuelles

25 commentaires:

Nobobo a dit…

Chere Neo, la mode bobo est bien laide en effet.et le lien que vous faites avec la gauche caviar est assez pertinent !

poil de carotte a dit…

Bravo pour ton article Néo ! C'est toujours un plaisir de te lire.
Je pense effectivement que cette mode "bobo chic" est ridicule car elle consiste a montrer que l'on est simple alors qu'en réalité le coût de la laideur est très élevé...
par contre je pense que si cette mode était auparavant "l'apanage" de la gauche caviar elle est devenu un phénomène en dehors de toute considérations politique...
merci encore pour ton article et j'attend avec impatience le prochain ! (peut être sur les "cucu plouc"?)

Neodyme a dit…

Vous avez raison, Poil de Carotte. Comme toute mode, la bobo attitude s'applique partout où soit l'argent soit le snobisme sont rois. Ainsi je ne chercherai pas à nier que bon nombre de bobos n'aient leurs cartes UMP, MODEM, FN ou LCR.

Il m'a semblé intéressant cependant ,de montrer la revendication gauchiste qu'en font les journalistes made in Elle, ainsi que l'image très médiatisée de cette bobo attitude. Or qui dit media dit souvent à babord toute, etc.

Pour le sujet "cucul plouc", c'est un projet infiniment séduisant mais je vous en laisse la primauté sur votre blog ;)

Anonyme a dit…

Chère Néodyme,
je ne pouvais imaginer qu'un jour je puisse lire un article sur la mode mais ne pouvant résister à l'envie de vous lire je me lançai dans ce que je pensais être, pour un homme comme moi, une aventure dans un monde inconnu et inintéressant...

Autant vous l’avouez tout de suite, suis conquit.
De votre style toujours soigné vous commenciez fort et je du lire trois fois la phrase suivante pour en comprendre tout le sens "Il s'agit d'un portrait fictif d'une personnalité virtuelle mais dont l'idéologie est réelle." Votre article n’est pas un simple enchaînement de phrase mais bien plustot une habile jonglerie de mots et d’esprit.

Pour ma part, je me suis toujours posé la question si certain responsable de mouvement, d’association… s’habillait en costume pour se donner de la contenance, de la supériorité, du sérieux… Le but de cette façon de s’habiller n’a rien a voir avec celui d’un femme qui veux être belle pour elle mais dissimule un code caché que je ne réussi pas à décrypter… en somme, leur costume dissimule peux être, soit de l’orgueil soit du respect pour l’auditoire soit autre chose… cela pourrait être même pour camoufler une certaine incompétente ou mal être tel une femme qui se maquillerais a outrance. Je n’ai toujours pas trouvé de réponse…

évidement chaque cas est différent ; Je conçois parfaitement qu’un président d’une association prônant le matérialisme s’habille d’un beau costume ; cela vas avec son idéologie. De même que Mère Térésa portant son sari de dénotait pas par rapport a son discourt…

La mode serait elle le nouveau regard de l’âme ? Dans ce cas, je préfère la mode de ceux qui pour se différencier, car il se cherche encore et encore, en deviennent parfois « risible » que celle de ceux qui s’en serve pour écraser les autres ou faire passer aux autres leur idées les plus obscure.

Merci Chère Néodyme pour le plaisir que vous m’avez procuré de vous lire. Et merci aussi pour le texte de la chanson de Philippe Muray que vous m’avez fait découvrir et que j’avoue trouver à mon goût.

Isabelle a dit…

Merci pour ton article Néo !
J'avoue qu'étant une ex accro de la mode , il m'est difficile d'analyser le sujet.
Je n'aime pas trop non plus la chanson de Philippe Murray...C'est ironique et mysogine...
Sinon, j'aime bien le clip de Drupi il chante bien et il est sympa...

Anonyme a dit…

Chère Néodyme

j'apprécie les flèches que votre plume distille et j'ai franchement ri en lisant
L'amie de Bertrand Delanoë pédale avec son Vélib'
ou bien
Pas besoin de vérifier si c'est bien écrit, ils en ont parlé sur Canal,
ou encore
Se faire faire son suaire chez Dior, ainsi que Boris Vian le préconisait, quelle classe tout de même !

Je suis tout à fait d'accord sur le ridicule de cette mode bobo, mode promue par ELLE depuis de longues années.

Cependant il ne faut pas généraliser, la mode n'est pas globalement haïssable, et la haute couture a encore quelques créations géniales que les chinois auront du mal à reprendre à leur compte.

En somme dans votre dernier billet vous posez la question la mode bobo est elle exclusivement l'apanage de la gauche ? Moi je me pose celle ci: en est il de même pour l'imbécillité ?

Léon

Anonyme a dit…

Chere Isabelle,
vous avez surement raison mais cela n'est peux etre pas l'exclusivité des hommes qui disent n'en avoir rien a faire de la mode que de se retourner sur les femmes ni une généralité non plus...

on peux trouver ininteressant le monde de la mode mais trouver agréable le produit. un peux comme pour le monde de la musique... quand on voit les dérives de certaine émissions "faiseuse de start" et malgrés tout aimé entendre chanter.
La mode parrait pour moi un monde totalement inaccessible et réservé aux initié. mais tout cela c'est l'immage que véhicule les magasines.
Je comprend parfaitement que l'on puisse aimer la mode et "pour une femme se faire belle" doit etre plus que agréable... pour moi c'est l'esprit de certain créateurs que je trouve initéressant.

oui c'est vrai que la chanson de Murray est ironique. mysogine, je n'avais pas vu cela comme ça. mais vous avez peux etre raison.
je voudrais m'excuser auprès de vous chere Isabelle si mon premier commentaire vous a choqué, j'avoue l'avoir écrit assez rapidement sans penser que pour beaucoup de personne la mode est importante...

Neodyme a dit…

Léon : il ne me semble pas avoir généralisé à outrance.
Anonyme: Je suis d'accord avec vous en ce que la mode, tant qu'elle est élégante et ne choque pas visuellement, n'a rien de répréhensible. Je suis contente que Muray vous plaise. Il a écrit "Le XIXe siècle à travers les âges", livre très intéressant qui établit le lien indissociable et ontologique entre socialisme et occultisme (spiritisme, illuminisme).

Isabelle, la critique de la mode n'est pas la tartufferie. Quel bonheur de constater que nous partageons l'amour des chansons de Drupi :)

Un arbitre tranche la question de la mode :

"la mode n'a, en elle même, rien de mauvais. Elle naît spontanément de la sociabilité humaine suivant l'impulsion qui incline à se mettre en harmonie avec ses semblables et avec les habitudes des personnes parmi lesquelles on vit. Dieu ne vous demande point de vivre en dehors de votre temps, de rester indifférentes aux exigences de la mode au point de vous rendre ridicules en vous habillant à l'encontre des goûts et des usages communs de vos contemporaines, sans vous préoccuper jamais de ce qui leur plaît (...)
Dans l'attitude à observer à l'égard de la mode, la vertu tient le juste milieu. ce que Dieu vous demande est de vous souvenir toujours que la mode n'est pas ni ne peut être la règle suprême de votre conduite, qu'au dessus de la mode, il y a des lois plus hautes et impérieuses, des principes suprêmes et immuables qui, en aucun cas, ne peuvent être sacrifiés au gré du plaisir ou du caprice et devant lesquels l'icône de la mode doit savoir abaisser sa fugitive toute puissance (...) Le bien de notre âme l'emporte sur celui de notre corps, et nous devons préférer à l'avantage de notre propre corps le bien de l'âme de notre prochain".

Pie XII, 22 mai 1941.

Anonyme a dit…

Chère Neodyme
"Le XIXe siècle à travers les âges", livre très intéressant qui établit le lien indissociable et ontologique entre socialisme et occultisme (spiritisme, illuminisme).

Voila un sujet qui pourrait être plus qu'intéressant à développer sur votre blog... ne pensez vous pas?
Je suis sur que cela me passionnerais et bien d'autre de vos lecteurs...
alors au plaisir de vous lire

Neodyme a dit…

Anonyme. Merci de cette proposition, mais je crois qu'il serait bien plus intéressant que vous lisiez ce livre, puisque, vous le dites, l'écriture de P. Muray ne vous laisse pas indifférent.
Je l'avoue aussi, rendre compte de près de 700 pages me semble un travail ardu, d'autant plus que je n'avais pas pris de notes en le lisant (je l'avais emprunté).


Pour un "résumé" alléchant de ce XIXe siècle à travers les âges, voyez (pour ma part c'est en grande partie ce lien qui m'a donné envie de le lire) :

http://nouvellelanguefrancaise.hautetfort.com/archive/2006/08/18/lumiere-des-livres-15.html

Anonyme a dit…

Bjour Neodyme,

Vivant à la capitale, croisant très souvent des "gens à la mode", j'ai bien aimé cet article... en particulier:
"Cela donne l'allure faussement pauvre par sa laideur provocatrice, mais classe par la cherté de ses pièces."
On le voit aussi dans les coiffures style non-coiffé, qui fait style que on a pas de peigne! bien que cette personne passe 5h chez un Hair-Designer...

Mais bon la mode ne se résume pas à des choses moche. La semaine dernière, le salon du pret à porter présentait ses collections pour l'été 2008; bien sur on retrouve des "habits" qui ressemblent à des guenilles, mais j'ai pu croiser des tenues très classes et très belles qui attiraient le regard de l'homme que je suis...
à bientôt
Via

Isabelle a dit…

non anonyme votre commentaire ne m'a pas choqué...vous êtes libre de pensez ce que vous voulez...je ne vous en veux pas.
sinon néo nous attendons de ta part un nouvel article.

amitiés à vous deux

Neodyme a dit…

Oui Via vous avez parfaitement raison.
Isabelle, votre mansuétude est très belle; quel plaisir d'avoir des lecteurs au grand coeur!

:)

Anonyme a dit…

amitié a vous Isabelle

Neodyme, merci pour le lien... c'est extrèmement intéressant.
je vous renouvelle quand meme mon souhait de vous voir écrire sur ce sujet... mais cela ne reste qu'un souhait.

Anonyme a dit…

Chère Néodyme,

outre la perspicacité de votre article au parfum ultra-réaliste, je souhaiterais néanmois apporter une précision. Parisien des beaux quartiers depuis bientôt 23 ans, je souhaiterais vous faire part du caractère très minoritaire des fameux bobos. S'ils sont fustigés a priori par toutes les classes dites "simples" à commencer par le chanteur Renaud, ceux-ci constituent qu'une infime part de la population. L'immense publicité ou contre-publicité qui leur est faite est à mon goût très disproportionnée. Ce ne sont pas ces quelques jeunes "Chaloufs" aux cheveux longs / jean Diesel taille basse / basket Puma /col relevé ou les quelques petites mères de familles blondes avec le portable à froufrou / la sac à main Dior / la cigarette Dunhill international / au volant du dernier 4*4 RAV4 Toyota, que l'on croise au détour d'auteuil ou du Troca qu'il faut tout de suite crier à la contamination, à l'invasion.
Cette génération est celle de ceux qui ont trop vite oublié Mai 68, et qui, ravagés par les scrupules, tentent de se donner bonne conscience... Ce sont nos anciens "nouveaux riches" qui s'ils ne feraient pas de mal à une mouche, salissent l'image que l'on peut se faire de la modernité, de l'ouverture d'esprit et de certains concepts comme l'écologie qu'ils prétendent considérer. Cependant, et je le répète, ces personnes restent très rares et souvenons nous que toute mode finit par passer...

petit saturnin a dit…

je ne sais pas Neodyme comment te remerciés d'avoir remis Saturnin ! il me manquait et je pense à beaucoup d'autres aussi ...

saturnet a dit…

a vouiiiiiiii

saturnin est de retour... il me manquait aussi...

que du bonheur pour les coeurs d'enfants que nous sommes resté.

merci Neodyme

Isabelle a dit…

Bonjour Néo! Je vois que tu nous a ajouté kirie Le Clown! mais c'est merveilleux tout ça !
veux-tu qu'on te l'offre pour Noël? j'ai comme l'impression que ça te plairait bien , non?
Amitiés

Neodyme a dit…

C'est afin que vous mettiez mon blog en page d'accueil , saturnin, saturnet et isabelle (ha,ha, où donc est saturnette?) que j'ai remis ces vidéos pleines d'émotion.
saturnet, je dirais même plus: que du malheur.
Et un grand merci pour la proposition de cadeau, Isabelle!

Isabelle a dit…

Et bien j'en suis fort aise chère Néo ! je n'oublierai pas! que penses tu de mon nouveau clip sur Drupi? Moi jaime bien et toi?
bon je telaisse à tes travaux studieux, heu heu heu

Neodyme a dit…

Coucou j'aime beaucoup les chansons de Drupi mais ici, il fait triste mine. N'y a-t-il pas un autre clip où il soit plus à son avantage? Tout de même ! On dit bien qu'il ne faut jamais se voiler la face, mais là...(j'rigole).

A plus dans l'bus

saturnet a dit…

et bien Neodyme, pourquoi dites vous "je dirais même plus: que du malheur."?
me petite tete de canard ne comprend pas là...


et j'espère que saturnette tu vas bien...

Neodyme a dit…

m'enfin saturnet ! c'est pour rire ! "que du malheur" , petite parodie de cette si belle et si précieuse expression "que du bonheur". Ce n'est pas moquerie, c'est franche plaisanterie. coin coin.

j'ai l'impression que saturnette va TRES bien, vous ne pensez pas saturnet?

c'est comme si...elle rôdait autour du blog ! et qu'elle songeait à poster des petits commentaires, de temps en temps. Mais je m'égare.

A plus !

saturnet a dit…

vouiiiiiiii Néodyme je sais que vous avez raison, Saturnette doit surement allé très bien.

Et je suis sur que vous ne vous égarez pas en imaginant "qu'elle songeait à poster des petits commentaires" il me semble même parfois y reconnaître de ses tournures de phrases qui lui son propre... mais là c'est moi qui m'égare... !:)

ps : Chère Neo excusez moi pour ne pas avoir compris votre humour que j'affectionne pourtant.

a première vue vous avez des travaux studieux en cours alors je vous laisse et vous souhaite bon coincoin

Saturnette a dit…

Me revoilà, merci Saturnet je vais bien;
coin coin; c'est aimable de prendre de mes nouvelles.
bonne soirée coin coin